Si vous percevez quelques erreurs dans les traductions, rappelez-vous :
« À la Légion, 144 langues, un seul langage : se comprendre. »
Edito de PYC
La famille légionnaire
Par Louis Perez Y Cid
Il faut se méfier des mots trop souvent prononcés. Ils finissent par perdre leur poids.
« Famille légionnaire » est de ceux-là. On l’invoque, on s’en réclame, parfois on s’en pare. Mais de quoi parle-t-on exactement ?
Car une famille ne se décrète pas. Elle se construit, lentement, dans la durée, dans l’épreuve, dans une fidélité qui ne se négocie pas. Celle de la Légion étrangère ne vient pas de nulle part. Elle est le fruit de près de deux siècles d’histoire, de combats, de sacrifices consentis par des hommes qui, pour la plupart, n’avaient rien en commun sinon une décision, servir.
Très tôt, des chefs ont compris que cette diversité était à la fois une faiblesse potentielle et une force à conquérir. Ils ont choisi d’en faire une cohésion.
Le colonel Bernelle, en 1835, pose un acte fondateur. Dans une situation de désordre et de défection, il impose l’amalgame des nationalités et une langue unique, le français. Ce n’est pas une mesure administrative. C’est une vision, faire naître une unité là où tout pourrait diviser.
Un siècle plus tard, le général Rollet donne une épaisseur à cette unité. Il ne s’agit plus seulement de faire combattre ensemble, mais de faire appartenir. Il structure les traditions, façonne un esprit, inscrit la Légion dans le temps long. Il transforme une troupe en institution, et une institution en héritage.
Puis le général Coullon, en fixant notamment le code d’honneur du légionnaire, vient préciser ce qui ne doit pas varier. Dans un monde qui change, il trace des lignes. Il rappelle que l’essentiel n’est pas dans les mots, mais dans ce qu’ils obligent. ...Lire la suite...
Il faut se méfier des mots trop souvent prononcés. Ils finissent par perdre leur poids.
« Famille légionnaire » est de ceux-là. On l’invoque, on s’en réclame, parfois on s’en pare. Mais de quoi parle-t-on exactement ?
Car une famille ne se décrète pas. Elle se construit, lentement, dans la durée, dans l’épreuve, dans une fidélité qui ne se négocie pas. Celle de la Légion étrangère ne vient pas de nulle part. Elle est le fruit de près de deux siècles d’histoire, de combats, de sacrifices consentis par des hommes qui, pour la plupart, n’avaient rien en commun sinon une décision, servir.
Très tôt, des chefs ont compris que cette diversité était à la fois une faiblesse potentielle et une force à conquérir. Ils ont choisi d’en faire une cohésion.
Le colonel Bernelle, en 1835, pose un acte fondateur. Dans une situation de désordre et de défection, il impose l’amalgame des nationalités et une langue unique, le français. Ce n’est pas une mesure administrative. C’est une vision, faire naître une unité là où tout pourrait diviser.
Un siècle plus tard, le général Rollet donne une épaisseur à cette unité. Il ne s’agit plus seulement de faire combattre ensemble, mais de faire appartenir. Il structure les traditions, façonne un esprit, inscrit la Légion dans le temps long. Il transforme une troupe en institution, et une institution en héritage.
Puis le général Coullon, en fixant notamment le code d’honneur du légionnaire, vient préciser ce qui ne doit pas varier. Dans un monde qui change, il trace des lignes. Il rappelle que l’essentiel n’est pas dans les mots, mais dans ce qu’ils obligent. ...Lire la suite...
Regards d'anciens
La Légion sans fard
La littérature et la Légion
Par Christian Morisot
La Légion possède sa propre littérature. A l’instar des « chansons de Geste » du Moyen âge, elle a inspiré les caractères d’héroïsme et d’aventure que l’on connait. Depuis sa création en 1831, la littérature sur la Légion a parcouru tant de contrées, gagné tant de batailles, suscité tant de sacrifices, formé tant de figures légendaires et donné asile à tant d’êtres humains qu’elle se doit d’avoir ses histoires, ses romanciers et ses poètes.
Beaucoup a été écrit sur « Camerone » qui figure au programme prioritaire de tout légionnaire ce mois-ci. Il est vrai aussi que le sacrifice de ces légionnaires débordés par une horde mexicaine est très émouvant à lire, mais beaucoup d’autres faits moins connus et moins célèbres ont été vécus et les historiens trouvent des accents de découverte et de sincérité d’un réalisme étonnant souvent surprenant au point de se laisser aller à penser qu’ils y étaient… C’est un reportage en direct de…
Ainsi ces récits et anecdotes sont publiés dans une simplicité de styles très appréciés, ces ouvrages sont les témoins incontournables qui, pour bon nombre d’entre eux, ne s’écarter pas trop de la réalité des évènements tels qu’ils sont révélés dans leurs écrits... Lire la suite...
Refléxions du moment
Le Sacré et l’Homme,
ce qui reste quand tout a été donné
Par Louis Perez y Cid
Il avait porté le képi blanc pendant des années.
Il avait connu la poussière qui colle à la peau, la chaleur qui écrase les volontés, les marches interminables où le corps s’efface peu à peu derrière la seule décision d’avancer. Il se souvenait surtout des silences, ces silences lourds, presque pleins, où les mots deviennent inutiles.
Il avait vu des hommes venus de partout. Des langues différentes, des histoires cabossées, des regards parfois brisés. Et pourtant, côte à côte, ils tenaient. Liés par quelque chose d’indicible, quelque chose qui ne s’explique pas mais qui se reconnaît immédiatement.
Et puis, un jour, sans éclat, presque sans bruit, il avait compris ce que voulait dire ce mot, le sacré. Le sacré n’était pas ce qu’il avait cru autrefois. ...Lire la suite...
Il avait porté le képi blanc pendant des années.
Il avait connu la poussière qui colle à la peau, la chaleur qui écrase les volontés, les marches interminables où le corps s’efface peu à peu derrière la seule décision d’avancer. Il se souvenait surtout des silences, ces silences lourds, presque pleins, où les mots deviennent inutiles.
Il avait vu des hommes venus de partout. Des langues différentes, des histoires cabossées, des regards parfois brisés. Et pourtant, côte à côte, ils tenaient. Liés par quelque chose d’indicible, quelque chose qui ne s’explique pas mais qui se reconnaît immédiatement.
Et puis, un jour, sans éclat, presque sans bruit, il avait compris ce que voulait dire ce mot, le sacré. Le sacré n’était pas ce qu’il avait cru autrefois. ...Lire la suite...
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Réponse à l'Edito de PYC sur
« La fameuse section féminine »
Par Christian Morisot
Louis nous offre une belle réflexion qui touche une vraie polémique, celle de la place des femmes au sein de nos amicales… Je me reporte à la réaction de la vaste période d’entre les deux guerres mondiales où ne pouvaient être un bon sous-officier de la Légion celui qui était marié par le fait même qu’il était « handicapé » d’avoir quelque chose à perdre, ce qui le plaçait en marge de ce que devait être la férocité guerrière du légionnaire au combat et son dédain devant la mort.
Dans un livre sur les épouses et compagnes de légionnaire : « Femmes Vaillantes », Maylis Lardet et Marie-Laure Vincensini présentent un témoignage à rendre visibles celles qui sont dans l’ombre de la lumière de notre communauté, de notre « famille légionnaire ».
Un autre livre : « Papa pourquoi tu pars ? » de Marion Maloigne répond également à une question posée par un enfant dans un dialogue essentiel entre parents et enfants.
Mais ne nous éparpillons pas, PyC dans son propos justifie, défend et explique le pourquoi d’une section féminine au sein de l’amicale qu’il préside. Une telle démarche est en fait une réaction, entre autres, à un texte écrit sous la plume d’un officier, délégué régional de la FSALE qui dessine une vision des amicales d’anciens légionnaires qui semble comme le dit si bien Antoine Marquet : « figée dans le ciment du siècle dernier alors que le monde a basculé dans l’hyper-connectivité et l’autonomie individuelle ». Lire la suite...
Mais ne nous éparpillons pas, PyC dans son propos justifie, défend et explique le pourquoi d’une section féminine au sein de l’amicale qu’il préside. Une telle démarche est en fait une réaction, entre autres, à un texte écrit sous la plume d’un officier, délégué régional de la FSALE qui dessine une vision des amicales d’anciens légionnaires qui semble comme le dit si bien Antoine Marquet : « figée dans le ciment du siècle dernier alors que le monde a basculé dans l’hyper-connectivité et l’autonomie individuelle ». Lire la suite...
Explorations littéraires
ERWIN
Légio Patria Nostra
Par Louis Perez y Cid.
Un livre de Martine Trouillet.
Erwin avait dix-sept ans lorsqu’il quitta Saint-Gall, sa famille, sans explication, pour rejoindre l’Autriche et s’engager dans la Légion étrangère. Là, il découvrit une autre vie, des campagnes militaires, l’Indochine, l’Algérie, et la fidélité silencieuse.
Des années plus tard, il s’installe en France. La vie s’écoule sans bruit. À la fin de son existence, il choisit Clémence comme héritière. Elle ne l’a jamais vraiment connu. Il avait partagé un temps la vie de sa mère, sans jamais prendre toute sa place. ...Lire la suite...
Tout cela se passe au-dessus de nos têtes
La distance des étoiles
Par Michel Gravereau
Avec les instruments modernes de géolocalisation, GPS en particulier, il est facile de nos jours de savoir exactement où nous nous trouvons.
Mais dès que l’on quitte le plancher des vaches, les distances semblent croître à une vitesse considérable et les unités connues sur Terre pour calculer une distance paraissent bien dérisoires dans l’espace.
Sur Terre, traîner derrière soit un topo-fil tel le légionnaire en Guyane lors d’une mission profonde, les bornes sur nos routes, le décamètre de l’arpenteur etc ne suffisent plus.
Comment trouver la distance qui sépare la Terre d’une planète, d’une étoile ?
Pour l’œil humain, les étoiles semblent figées les unes par rapport aux autres durant toute notre vie. Ce n’est qu’une illusion car les étoiles proches bougent sur la voûte céleste si on les observe à six mois d’intervalle.
En réalité, ce très léger mouvement est uniquement dû au déplacement de la Terre sur son orbite autour du Soleil, comme quand on voyage en train et qu’on voit « défiler » le paysage. Ce mouvement apparent est une chance pour les astronomes : aussi infime soit-il, il permet de mesurer l’éloignement des étoiles proches. ...Lire la suite...
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QUI SOMMES NOUS
Légion’Arts est une maison d’édition associative et indépendante créée par d’anciens légionnaires- artistes : préserver et partager la mémoire de la légion étrangère à travers des œuvres authentiques, humaines et inspirantes. Chaque légionnaire a une voix. Avec Légion’Arts, ces histoires deviennent mémoire collective, accessibles à tous.